Carte postale des Lébous de Dakar au Sénégal


Carte postale des Lébous de Dakar au Sénégal : Culture, danse, événement, spectacle, femme, tradition, ethnie, rite, lebous, LEUKSENEGAL, Dakar, Senegal, Afrique
Carte postale des Lébous de Dakar au Sénégal : Culture, danse, événement, femme, tradition, ethnie, rite, lebous, LEUKSENEGAL, Dakar, Senegal, Afrique
Les Lébous ne constituent pas un groupe ethnique homogène ayant émigré d’un seul coup vers la Presqu’île, venant d’un seul endroit. Il s’agit d’une migration par petits groupes, échelonnée sur plusieurs décades, de familles appartenant à toutes les ethnies du Sénégal, et venant d’un peu partout. 
Selon la version de certains Lebous, lorsque le peuple Lebou quitte le Djolof pour Dakar il y a 5 siècles, il trouve déjà installés les Socés ou Mandingues. Les deux peuples vont cohabiter sans anicroches pendant 50 ans, avant que la discorde ne s’installe, poussant les Socés à s’exiler vers le sud du pays. Ce que la mairie de Dakar confirme, sur son site qu’en 1444, que quand le navigateur portugais Denis Dias a découvert le Cap-Vert, il était déjà « peuplé de Mandingues, ses premiers habitants ».
Quant aux Lébous, originaires du royaume Tekkrour (Nord-est du Sénégal), ils se sont installés bien après, entre 1580 et1617, indique le site Internet de la ville de Dakar. Cette thèse est confortée par le professeur d’histoire Mamadou Diouf. Dans son mémoire de fin d’études intitulé « Contribution à l’étude des Lébous : la migration du Djolof au Cap-Vert », Diouf affirme que les Lébous sont « originaires du Fouta Toro (Nord) et qu’ils ont migré du Fouta Toro vers le Kayor. Après une scission au 17e siècle, ils ont migré vers le Cap-Vert pour s’y installer ».
Les Lebous s’organisent en une société. Par exemple à Dakar, lorsqu’une communauté décidait de s’implanter quelque part, elle prenait en compte les arbres qu’elle y trouvait. Car l’arbre est le socle d’un village, d’un foyer, et il est choisi pour sa longévité et son utilité. Chez les Lebous, les habitations étaient construites autour d’un arbre qui servait de lieu de rencontre pour les habitations (une sorte d’arbre à palabres) appelé Penc. C’est par la suite que l’appellation Penc renvoie au village et non plus uniquement à cet espace de rencontre. Une version très populaire tirée des notables Lebous.
Dakar compte 121 villages traditionnels et plusieurs collectivités dont celle dite de Ndakarou qui compte douze penc :
Thieudeme (qui englobe le marché Sandaga)
Yakhdieuf (entre les Avenues Abdou Karim Bourgie et Faidherbe)
Gouye Salam (qui englobe le collège Abbé Pierre Sock)
Kayefindew (Avenue Malick Sy, Pompier)
Mbot (Vers la gendarmerie Thionk et l’école Mame Yacine Diagne)
Hock (Ministère de l’Intérieur, Maison des anciens combattants)
Santhiaba (Médina rue 22 x 17)
Thierigne (Rue 22 jusqu’au Boulevard du Général de Gaule)
Mbakana (Rue 11 en face du stade Iba Mar Diop)
Dieko (Avenue Blaise Diagne, au-delà de la maison de la culture Douta Seck)
Ngaraf (Au sud de Dieko, en allant vers le Boulevard Samba Gueye)
Kaye Ousmane Dieye (Accolé à Ngaraf, sur son flanc sud)
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Tenue traditionnelle des Jaraaf (chef des collectivités Lébous)  au Sénégal

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