Tout ce qu’il faut savoir sur la Pêche Traditionnelle au Sénégal

Tout ce qu’il faut savoir sur la Pêche Traditionnelle au Sénégal : culture, pêche, artisanale, filet,  fleuve, marigot, mer, poisson, tradition, ethnies, LEUKSENEGAL, Dakar, Sénégal, Afrique
Tout ce qu’il faut savoir sur la Pêche Traditionnelle au Sénégal : culture, pêche, artisanale, filet,  fleuve, marigot, mer, poisson, tradition, ethnies, LEUKSENEGAL, Dakar, Sénégal, Afrique

Avec un Littoral long de 718 kilomètres de côtes classées parmi les plus poissonneuses au monde, le Sénégal est un pays où le secteur de la pêche joue un rôle important dans l’économie. Ouvert sur l’océan, le pays recèle un réseau hydrographique très dense avec le fleuve Sénégal (1700 km) et ses cinq principaux affluents dont le fleuve Gambie, long 1150 km dont 477 km en territoire sénégalais, le fleuve Casamance (350 km), le fleuve Sine Saloum (130 Km).

Au Sénégal, c'est très important de souligner que la pêche joue un rôle capital dans l’alimentation des populations avec une contribution moyenne de près de 70% aux apports nutritionnels en protéines d’origine animale.
Les Pêches artisanales qui nous intéressent celles effectuées à la ligne ou aux filets (filets tournants, sennes de plage et filets dormants)

Elles sont très anciennes et peuvent être ramenées à deux grands types: la pêche au filet et la pèche à la ligne. Au Sénégal ces exploitations artisanales se font à partir de grands points de débarquement. Ce secteur de la pèche est en pleine expansion en raison de l'augmentation du nombre d'embarcations et surtout du fait de leur motorisation importante depuis 1966. De plus, la technique de capture au filet a évolué avec l'apparition des sennes tournantes en 1972-1973.
La pèche à la ligne
Pour les grands centres de la côte nord (Saint-Louis et Kayar) et de la presqu'île (Dakar), cette pêcherie concerne surtout des Caranx rhonchus de grande taille (30 à 40 cm). La capture totale a été d'environ 2 000 tonnes dont près de 70% proviennent de Kayar (vers le Niayes) durant la saison froide et plus particulièrement en mars-avril. A cette période des concentrations peuvent être localisées au sud de la fosse de Kayar. L'étude des rendements montre également que ces poissons se rencontrent un peu plus tard (juin) au niveau de Saint-Louis. Sur la côte sud, les prises sont moindres (moins de 100 tonnes) et la pèche débute plus tôt (février). Ces variations d'abondance dans les différents centres correspondent à une migration du poisson.

La pêche au filet
On peut distinguer quatre grands types d'engins. Les filets maillants encerclant et la senne tournante sont les principaux, tandis que les filets dormants et la senne de plage ont une importance moindre. Les données de prise et d'effort dont nous disposons pour le principal centre de pèche situe à M'bour couvrent deux périodes. La première, allant de la mi-mars 1972 à la mi-septembre 1973, correspond à un plein développement de la pêche au filet maillant encerclant alors que les sennes tournantes ne faisaient qu'apparaître. L'année 1977 correspond à la seconde période durant laquelle ces sennes tournantes ont largement remplace les filets maillants.

Deux types sont utilisés au Sénégal: le filet à sardinelles (mailles de 30 mm au Carre) et le filet à ethmalose, à mailles plus grandes (40 mm au carre). Le premier ne capture pratiquement que des sardinelles dont plus de 90% S. maderensis; pour le second au contraire, Ethmalose fimbriata représente plus de 80 % des prises, le reste étant constitué d'Arius gambiensis et de Sardinella.. Pour cette raison, ce type d'engin est surtout utilise de juin à octobre, période correspondant à l'abondance maximale des ethmaloses sur les lieux de pêche. Au contraire les filets à petites mailles, beaucoup plus nombreux, sont employés tout au long de l'année, les sardinelles plates restant toujours présentes dans la zone d'action de cette pêcherie. 
La durée moyenne des sorties a été variable. 9 heures pour la pêche avec les filets à sardinelles contre 7,5 heures pour celle utilisant les filets à ethmalose qui sont employés plus près du lieu de débarquement. Au cours d'un cycle annuel (mi-mars 1972 à mi-mars 1973), les captures totales des filets maillants encerclant bases à M'bour ont été de 22 000 tonnes environ, dont 90% pour ceux à sardinelles. Durant la même période, à Joal, des filets à ethmalose étaient en activité de juin à octobre essentiellement et durant le reste de l'année seuls quelques filets à sardinelles étaient utilisés. Les captures des premiers peuvent être estimées à 4 000 tonnes par an, celles des seconds à 2 500 tonnes.

 Les Sennes de plage
Ce type d'exploitation très ancien est surtout pratique aux environs de Dakar et n'a guère évolué. Les poissons capturés sont essentiellement des juvéniles (5 à 15 cm) pouvant appartenir à de très nombreuses espèces pélagiques ou démersales dont les principales sont: Sardinella maderensis, Sardinella aurita, Caranx rhonchus et Brachydeuterus auritus.
Les captures de ces très jeunes poissons ont été assez faibles en poids ces dernières années (50 à 500 kg par coup) mais portent sur des effectifs élevés. Le reste des prises est constitué d'une part de prédateurs de ces juvéniles (Euthynnus alleteratus, Cybium tritor, Sphyraena spp.) et d'autre part de jeunes reproducteurs d'espèces pélagiques côtières, pour l'essentiel des S. maderensis et des S. aurita de 18 à 25 cm. Actuellement ces sardinelles sont, toujours responsables de forts tonnages (10 tonnes et plus pour les grandes sennes). Bien qu'elles correspondent à des nombres d'individus moins élevés que les précédents, elles assurent la plus grande part des tonnages débarqués.

Les filets dormants
Cette famille d'engins est très hétérogène (filets de surface ou de fond, filets fixes ou dérivants, mailles différentes, etc.). Les espèces capturées sont variées et appartiennent; aussi bien au groupe pélagique que Démersal. L'effort de pêche semble stable et les prises sont d'importance négligeable pour l'équilibre des stocks. Ces filets sont utilisés tout au long des côtes du Sénégal, même en dehors des grands centres de débarquement. M'bour fournit un bon exemple de l'importance relative de cette pêcherie et des espèces débarquées.


En conclusion, on peut considérer que l'exploitation des poissons pélagiques côtiers par les lignes, les Sennes de plage et les filets donnants est secondaire par rapport aux autres types de pèche depuis les dix dernières années. La pèche piroguière au filet est beaucoup plus importante et deux faits marquants ont contribué à modifier profondément sa physionomie depuis 1972-1973. Le premier correspond au remplacement des filets maillants encerclant par les sennes tournantes coulissantes à partir de 1973-74.
Le deuxième événement est le développement d'autres centres de pèche; Joal est redevenu l'égal de M'bour; plus au sud, à Djiffère, une usine de farine de poisson est entrée en activité des février 1977 et sur la côte nord les sennes tournantes ont fait leur apparition depuis 1976.

La pêche artisanale pélagique revêt donc une grande importance au niveau de la partie sud du Sénégal; depuis 1977, ses captures en poissons pélagiques côtiers sont environ le double de celles de la pêcherie sardinière dakaroise.
culture, pêche, artisanale, filet,  fleuve, marigot, mer, poisson, tradition, ethnies, LEUKSENEGAL, Dakar, Sénégal, Afrique
Pêche artisanale Sénégalaise : départ des pêcheurs à la mer
culture, pêche, artisanale, filet,  fleuve, marigot, mer, poisson, tradition, ethnies, LEUKSENEGAL, Dakar, Sénégal, Afrique
La Pêche  Sénégalaise une tradition  du père et fils 
culture, pêche, artisanale, filet,  fleuve, marigot, mer, poisson, tradition, ethnies, LEUKSENEGAL, Dakar, Sénégal, Afrique
Le retour des pêcheurs Sénégalais de la mer
culture, pêche, artisanale, filet,  fleuve, marigot, mer, poisson, tradition, ethnies, LEUKSENEGAL, Dakar, Sénégal, Afrique
La Pêche Traditionnelle Sénégalaise au marigot 
culture, pêche, artisanale, filet,  fleuve, marigot, mer, poisson, tradition, ethnies, LEUKSENEGAL, Dakar, Sénégal, Afrique
Le bonheur des pêcheurs Sénégalais au port pêche de  Mbour