Me William Bourdon, l'avocat d'Edwad Snowden installe au Sénégal le PPLAAF pour protéger les lanceur d'alerte : Alioune Tine n'a pas échappé aux...

ACTUALITE SENEGAL - Ce 7 mars à Dakar, dans une résidence près du Palais de la République, a été lancée la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF). A l'origine de cette Ong de droit sénégalais, de grands noms de la justice internationale comme Me William Bourdon fondateur de Sherpa, à l’origine des procès des biens mal acquis, présentement avocat du célèbre Edward Snowden, cet ancien agent de la Nsa traqué par les autorités américaines et qui se réfugie actuellement en Russie et Baltazar Garzon, réputé pour sa lutte contre la corruption et les dictateurs, notamment Pinochet, 

Lors de la présentation de leur feuille de route, les organisateurs ont évité un affrontement verbal entre les journalistes et Monsieur Alioune Tine, ancien président de la Raddho et actuel Directeur de Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, sur son silence face aux agissements de l'actuel régime au Sénégal comme la révocation de l'inspecteur des Impôts et Domaines Ousmane Sonko, entre autres. Me Bourdon est venu à son secours en précisant que ladite plateforme n'a pas vocation à ingérer dans les affaires politiques du Sénégal et que le cas de l'inspecteur Sonko sera étudié avant toute démarche.

Une ligne téléphone et un site internet sont mis en service pour permettre aux gens de contacter l’ONG. Un système ultra sécurisé, explique Charles Sanches, responsable de la PPLAAF au Sénégal : "Quand vous rentrez dans la plateforme, si vous voulez lancer une alerte, toutes les informations sont cryptées. C'est comme ça qu'on va renforcer l'Etat de droit et la démocratie en Afrique"

L’avocat et activiste WillIam Bourdon s’attend à prendre des coups, mais assure que l’ONG se battra jusqu’au bout. "Nous allons résister avec l'arme du droit, nous allons résister avec nos consciences, je vais survivre à des attaques. Nous avons déjà anticipé sur toutes ces difficultés et nous serons au rendez-vous", assure-t-il avant de conclure : " Les lanceurs d’alerte, au risque de leur intégrité, sont cet œil public qui protège la société "