Découvrez les termes de l'accod qui a conduit au départ de Jammeh: "Nul n'aura le droit de le..."

ACTUALITÉ SENEGAL - L’accord qui a abouti au départ du pouvoir et à l'exilde Yahya Jammeh a été négocié - dans la dernière ligne droite - par les présidents de Guinée Conakry, Alpha Condé et de Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz. Tous deux ont été mandatés par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédeao). Les grandes lignes de l’accord stipulent que Yahya Jammeh obtient le statut d’ancien chef de l’Etat. En clair, il conserve un certain nombre d'avantages en nature et un salaire. La Cédéao et les Nations unies assurent également que sa sécurité - à lui et à sa famille - sera respectée. Les médiateurs appellent d'ailleurs le futur gouvernement à prendre des mesures pour garantir qu'il n'y ait pas d’intimidations, de harcèlement ou de chasse aux sorcières contre les anciens membres du régime Jammeh. Un travail de réconciliation nationale doit également être engagé. Enfin, le président sortant a obtenu la protection de ses biens en Gambie, comme ceux de sa famille et de ses collaborateurs. Pour ce qui est de son exil, il est qualifié de « temporaire » dans l’accord. L'ex-président pourra revenir en Gambie quand il le souhaitera. Selon des sources RFI, c'était un point important pour que Yahya Jammeh accepte de quitter ses fonctions et le pays. Cependant, la Cédéao a aussi été ferme sur un point, à savoir que ces garanties de sécurité ne veulent pas dire qu'il y aura une amnistie pour l'ancien président gambien. « Il peut y avoir des plaintes émises contre lui », assure le président de la Commission de la Cédéao, Marcel Alain De Souza. "Personne ne peut et ne veut garantir une amnistie" Avec Rfi